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DERNIERE MINUTE
En
application de la délibération du Convent du mois de septembre 2007, par
initiative de la R\L\ Le Temple d’Ankh au Zénith de St.
Jean de Gonneville, le Président du Souverain Sanctuaire Mixte Indépendant du
Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, le T\S\F\ Georges
Carpintieri, a ouvert les séances d’instruction du Magistère.
Ces
séances forment les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres au sens profond
de la philosophie initiatique dans le cadre plus général du Rite Ancien et
Primitif de Memphis-Misraïm. Les Apprentis y prennent la parole et sont
confrontés dialectiquement aux Maîtres de l’Atelier. Aux Compagnons d’en
faire une synthèse.
A
la suite de cette première partie, les Président du S\S\M\I\ de M-M\ aborde des thèmes
initiatiques philosophiques propres au Rite.
Ces
séances ont lieu à Lyon, ville qui a
vu l’allumage des feux de la première Loge de Cagliostro, fondateur du Rite
de Misraïm.
Cette
première séance s’est déroulée dans l’enthousiasme et la réflexion qui l’a
caractérisée a montré qu’une jeune F\M\ peut exister, car
le potentiel humain en Frères et Sœurs peut donner son maximum de
possibilités à condition d’être libéré des vieux formalismes, hérités du 19ème,
et des habitudes liées à une pratique cérémonielle et exotérique des Rituels.
…à
suivre.
Le
20 Septembre 2008 à cause des démissions du Grand Maître, la Très Illustre
Sœur Agnès JUNOD, la Grande Loge de Savoie s’est donnée un nouveau Grand
Maître en la personne du Très Respectable Frère Lionel CIVIDIN.
C'est avec un immense plaisir que nous informons les SS et FF
de l’affiliation à la Grande Loge de Savoie de deux nouvelles Loges.
N°9 L’œil du Delta
à Fort de France en Martinique
N°10 L’Unité du
Delta à Petit Bourg en Guadeloupe
L’Obédience remercie le Très Illustre Frère Germain GUIOSE
pour le travail en faveur de la Grande Loge de Savoie et du Rite Ancien et
Primitif de Memphis-Misraïm.
Le Très Illustre Frère Germain GUIOSE est nommé délégué du
Rite pour la Martinique et la Guadeloupe par le Très Sublime Frère Georges
CARPINTIERI.
REFLEXIONS A
PROPOS DES FILIATIONS...
« Filiation » est un mot
recourant en Franc-maçonnerie et au Rite Ancien et Primitif de
Memphis-Misraïm en particulier. Il est arboré à chaque occasion, par des
dirigeants des structures obédientielles, avec orgueil et souvent trop
débordant.
Qu’est-ce qu’une filiation ?
Son étymologie vient du latin
« filiatio » de « filius », c'est-à-dire : lien
de parenté unissant l’enfant à son père ou à sa mère ; par
extension, lien de descendance directe entre ceux qui sont issus les uns
des autres ; enfin, succession de choses issues les unes des
autres.
Un mot aussi simple que complexe et
parfois lourd de conséquences et de responsabilités pour celui ou celle qui
se définissent comme fils ou fille de quelqu'un. Cela vaut aussi bien pour le
monde profane que pour le milieu initiatique.
Nous travaillerons sur ce concept qui
revêt une grande importance pour la définition de nos identités et de la
spécificité de notre groupe initiatique.
\
Outre la définition étymologique, ce mot
« filiation » possède une connotation historique : celle
d’héritage d’un patrimoine philosophique, culturel, traditionnel. Les
revendications « filiales » dans les sociétés initiatiques se
rattachent surtout à cette connotation. Néanmoins, il faut encore distinguer
entre héritage philosophique et référence philosophique. Le premier suppose
un acte juridique de transmission opposable aux tiers, tandis que la deuxième
constitue un libre choix dicté par l’analyse rationnelle de ce qu’on veut
assumer comme référence et de son opportunité pour la finalité du travail à
accomplir.
Dans le domaine initiatique maçonnique,
qui est philosophique par définition même de l’institution, nous pouvons
affirmer que l’héritage, comme acte juridique, a très peu de valeur, en
dehors de celle sentimentale intrinsèque à l’acte même et au souvenir de
celui qui l’a transmis. En effets, un héritage philosophique doit être
intégré par les héritiers, lesquels ont la charge de le faire évoluer afin
qu’il continue à vivre dans le temps et dans l’espace.
C’est toute la difficulté de l’héritage
d’une théorie, mais je rajouterais de toute sorte d’héritage.
La théorie est toujours rapportée à sa
pratique ; l’une ne va pas sans l’autre : un penseur qui fait
abstraction de la mise en acte réelle de ses idées n’est qu’un sophiste
spéculatif et il reste prisonnier de son système rationnel. Un homme qui
pratique en repoussant la pensée est un irresponsable, souvent dangereux.
On peut, donc, comprendre aisément que
lorsqu’on prétend, en Maçonnerie, avoir reçu en héritage (jamais par acte
opposable aux tiers) des prétendus documents, toujours « sacrés et
manuscrits », et qu’on se garde bien de transmettre afin qu’ils ne
puissent pas évoluer, on devient un porteur de valises capable de les
transporter chargées aussi bien de bonnes comme de mauvaises choses. C’est
une manifestation d’irresponsabilité philosophique.
La finalité de la pensée initiatique,
comme de toute philosophie, étant la vie dans son progrès et la circulation
des idées, nous nous adressons surtout à la filiation comme un choix
référentiel de la philosophie maçonnique.
Une pensée ne peut qu’être la
conséquence, donc la fille, de la Raison. C'est-à-dire que la volonté de
donner une impulsion particulière, dans une direction spécifique à un système
rationnel, est le principal mobil d’une théorie philosophique transmissible
et que communément nous appelons « pensée ». Par conséquent lorsque
nous faisons valoir une filiation, c’est que nos procédures rationnelles se
réfèrent aux directives (non pas aux ordres, mais aux orientations) émises
par des systèmes de raisonnement qui nous ont précédé. Or il ne faut pas
sous-estimer le fait que la raison trouve son fondement dans l’équilibre et
l’altérité. La raison non équilibrée engendre le déséquilibre et la folie ;
ainsi lorsqu’elle ne s’applique pas aux rapports avec l’autre, le monde qui
nous entoure, elle devient simplement un exercice spéculatif.
Il semble, donc, normal que, du point de
vue philosophique, la raison se mesure avec l’universalité et avec les hommes
(les amis du philosophe) afin de prouver ses capacités d’orientation.
L’appréhension des principes universels et la qualité de réception d’un
système de raisonnement en révèlent la qualité intrinsèque, la raison même
étant comprise entre la conscience individuelle et la vie collective.
Dans ces conditions la pensée genère une
manière d’agir : un comportement global. Ce comportement sera passé au
crible de l’équilibre et de l’harmonie : condition externe à l’action,
car elle en constitue le milieu où va se réaliser ; mais interne à la
raison et à la pensée, en tant que fondement commun aux deux.
Cet équilibre enfin donne naissance aux
rapports d’échange entre les individus, à cette altérité spécifique à
l’Initiation et que nous appelons « fraternité ».
A ce stade nous constatons déjà que le
type d’harmonie équilibrant l’action engendrera une fraternité plus ou moins
réelle, mais que cette même fraternité devient l’ambiance dans laquelle la
pensée va se manifester. Or n’oublions pas que la pensée, dont nous traitons
ici, est la « filiation » et que pour en juger la validité (non pas
juridique mais philosophique) il suffit de regarder l’ambiance humaine qui
l’accueille.
\
Reprenons alors notre analyse en partant
de l’ambiance.
L’ambiance ou le milieu du philosophe,
trouve son aliment majeur dans la Vie, selon toutes ses connotations. Et ceci
nous paraît évident en considérant que la vie est la finalité de la pensée
philosophique. En réalité, qu’est-ce qu’un philosophe qui se situe en dehors
de la vie ?
La vie, philosophiquement entendue,
devient le mobil des grandes causes, d’un noble service, d’un changement de
cycle, car même ses côtés occultes seront dévoilés par la connaissance
rationnelle des rapports subtils les régissant. Le véritable initié, le philosophe
de la vie, en s’offrant au service d’un changement de cycle (c. à d. en tuant
le vieil homme) opère pour le progrès de l’humanité et de lui-même. Pour cela
le progrès constitue la plus grande épreuve de la pensée initiatique, donc
d’une filiation. Car en s’agissant d’Initiation, c'est-à-dire de
« commencement et introduction » à une nouvelle dimension de
l’esprit, la pensée ne peut se matérialiser que dans une inversion de
tendance. Néanmoins il ne faut jamais perdre de vue qu’une fois le mouvement
amorcé, il n’y a que deux directions pour l’initié : la marche en avant
vers l’évolution des idées et des pratiques, donc le progrès ; ou le
repli dans les formes passées et désuètes d’une époque révolue et qui ne
reviendra plus, c’est là que la rêverie prend le dessus sur la pensée.
Il est important d’évaluer ce progrès,
afin de ne pas le confondre avec l’adhésion, plus ou moins réfléchie, à la
mode. A notre avis il y a un seul moyen pour « peser » le
progrès : c’est la qualité du travail produit, l’amour pour la
perfection, pour l’œuvre. Ce moteur puissant, capable de construire la
conscience individuelle et d’éveiller celle collective, est une pièce
maîtresse de notre temple intérieur et de nos temples maçonniques.
Nous nous disons bâtisseurs, nous travaillons
pour le Bien, le Vrai, le Beau ; comment faire coexister ces trois
concepts en une seule action, sans le souci de la perfection du
mécanisme ?
D’ailleurs, puisque « c’est par
la conscience que nous sommes reliés au divin... » peut-elle viser
l’imperfection ?
La conscience, fille de l’Amour pour
l’œuvre et du Travail, gère les idées philosophiques : elle les rend
cachées, occultes par moments, puis le temps vient pour les dévoiler, pour
déchirer le voile de la Gnose, selon l’Apocalypse. La Vierge, l’Isis des
mystères antiques, sera chargée de ce dévoilement, car elle devra engendrer
l’homme depuis ce déchirement. L’Homme : être débout, à la verticale,
raisonnable et aussi patrimoine majeur de toutes filiations philosophiques.
\
Notre voyage s’arrête enfin ici : à
l’homme, à cette émanation divine, à cette complexité d’esprit et de matière.
Voilà pourquoi aucune filiation ne peut
assujettir l’homme, en le renfermant dans un système hiérarchique, mais
seulement le guider à la recherche de sa liberté, de son unicité, de sa
création.
Lorsque la finalité d’une filiation est
le maintien d’un patrimoine matériel et immuable, c’est que les prétendus
héritiers se situent dans le domaine du pouvoir, plutôt que dans celui de la
libre pensée et de la réflexion philosophique.
C’est là que la Franc-maçonnerie quitte
la scène pour laisser la place à sa perversion majeure : l’église et la
foi dans le dogme révélé.
N\N\D\N\N\
Usinens, le 18.01.2004 E\V\
Le T\S\F\
Georges E.Th. CARPINTIERI

Allocution du Passé Grand Maître
Milena Carpintieri-Tusa
Allocution
du Passé Grand Maître Agnès Junod
La Soeur est
l'avenir du Frère – Planche du S :.F :. Jean Noël Cuenod
Très
Chers et Respectables Sœurs et Frères, Dignitaires qui décorez l’Orient,
Vénérables Maîtres et Délégués de Loge,
Je vous remercie d’être aussi nombreux à cette Tenue de la
Grande Loge de Savoie.
C’est pour moi un bonheur que de constater un intérêt
grandissant pour ces occasions de partage et de travail commun, que j’espère
seront encore plus fréquentes.
L’année maçonnique écoulée a été caractérisée par la
réflexion sur la mythologie comme système pédagogique de l’Initiation.
Cela nous a mis en présence des sources mêmes de la Tradition
et de son Esotérisme.
L’année à venir sera dédiée, par volonté du Convent, aux
principes éthiques qui dérivent de la philosophie maçonnique, avec une
attention particulière à la notion de liberté.
En effets dans notre société contemporaine cette notion est
trop souvent détournée au profit du libéralisme, du libertinage, de
l’arbitraire.
Or je suis convaincue qu’on ne peut pas avoir de fraternité
avec la domination de l’un sur l’autre, donc sans liberté. Mais aussi on ne
peut pas concevoir l’égalité sans la même liberté ; tout comme la
liberté restera très étroitement liée aux deux premiers concepts.
La Franc Maçonnerie véhicule une pensée philosophique qui se
matérialise dans se trois principes éthiques, et ceux-ci règlent les
comportements aussi bien initiatiques que profanes de tous les Francs-maçons.
Le concept de liberté n’est pas simple à appréhender (malgré
l’usage répété et galvaudé qu’on en fait) et qui doit passer inévitablement
par l’éveil de la conscience individuelle.
C’est seulement à ce prix qu’on pourra parler de Liberté,
autrement il s’agira, tout au plus, de « libertinage, voir
d’irresponsabilité.
Depuis sa création, la G L de S
s’est toujours battue pour éloigner les personnalités qui cherchaient à
imposer une pensée unique afin d’affirmer leur pouvoir personnel sur les
autres ; à chaque fois il s’agissait de tentatives grotesques de
manipulations des esprits.
Toute la structure de la G L
de S
a affirmé, de façon péremptoire et irrévocable, la séparation entre les
différentes parties qui composent la Pyramide ; par conséquent,
cohérents avec cette prise de position, les responsables de ces mêmes parties
se sont toujours trouvées d’accord pour l’éloignement de tous ceux et celles
qui, sous le couvert d’une pseudo liberté totale méprisant les principes
initiatiques, peuvent mettre en danger un travail de plusieurs années.
Le Passé Grand Maître et moi-même avons conduit la Grande
Loge de Savoie sur cet ardu chemin de cohérence, inflexibles face à la
complaisance, à l’amalgame entre le travail maçonnique et la convivialité des
« amicales », aux augmentations de salaire non fondées sur une progression
prouvée. Mais j’ai été toujours ouverte et disponible à l’écoute, directement
en dépit du protocole maçonnique. J’ai été très proche de tous et toutes,
souvent sur le terrain en m’engageant personnellement dans chaque Loge.
Aujourd’hui notre Grande Loge se montre stable et
solide : nous pouvons mettre à notre actif plusieurs Initiations et
Affiliations, notamment dans les R Loges MÂAT, AKH, Les Enfants
d’ISIS, Le Temple d’ANKH.
Toutes les Loges ont travaillé sérieusement sur la question
à l’étude, posée par le dernier Convent ; nous constatons, avec plaisir,
que des SS et FF initiés à la G
L
de S
ont accédé à la Maîtrise et assurent leurs rôles et leurs engagements avec un
grand sérieux.
Au mois de Mai la R Loge AKH a essaimé et a installé
un nouveau Triangle, au Titre distinctif d’ATHÔR, au zénith de Palerme. Mes
plus fraternels remerciements vont à notre F Vincenzo
CANNATA pour son engagement au service du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm
et de la Grande Loge de Savoie.
En considération de tous ces événements et de ce bilan
annuel, je pense qu’un travail sur l’Ethique propre à la Philosophie
maçonnique devient presque une évidence pour l’année à venir ; je
souhaiterais, donc, que toutes nos Loges puissent se recentrer sur l’étude
des Principes Ethiques que le Symbolisme véhicule afin de définir clairement
les rapports entre « Comportement maçonnique, Ethique et Philosophie
maçonnique ».
En réalité je considère que notre liberté collective
d’Obédience ainsi que celle individuelle de Francs Maçons dépendent
étroitement de la compréhension et intégration des Principes Ethiques qui ont
traditionnellement fédéré l’Initiation Maçonnique.
Être libre veut dire être capable de se donner des règles de
vie compatibles avec les Projets Généraux d’une collectivité. C’est en
acceptant ce principe que même des anarchistes historiques tels que le F
Michel Bakounine ou la S Louise Michel ont pu adhérer à
l’Initiation Maçonnique.
Lorsqu’on cherche, en Initiation, un gourou ou un prétexte
pour le devenir, il faut avoir le courage de rejoindre les sectes ou d’un
créer une.
C’est n’est pas l’objectif de la Grande Loge de Savoie.
Vous, très Chers Frères et Sœurs Vénérables Maîtres qui êtes
les porte-parole de l’Obédience, exercez la plus grande vigilance contre
toute ambition déplacée, tout vain désir d’honneurs.
Apprenez à vos Apprentis, à vos Compagnons et à vos jeunes
Maîtres qu’à la G L de S
on ne fait pas de plans de carrière, que un Vénérable Maître n’est pas le
propriétaire d’une Loge, mais que celle-ci est l’expression matérielle de la
Connaissance Initiatique.
Là où il y a Connaissance il y a Initiation ; là où il
y a Initiation il y a progression sur l’échelle des valeurs reconnues par
tous.
J’ai toujours dit que le seul moyen pour se faire
reconnaître est celui de l’exemple montré.
Poursuivez, donc, l’étude pour faire croître vos
savoirs ; alimentez la Fraternité par l’Amour envers vos FF
et SS ;
soyez toujours impitoyables avec vous-mêmes comme vous serez clairs et
généreux avec les autres ; ainsi grandira votre conscience et notre
Obédience sera de plus en plus affermie et rayonnante.
Je conclue en vous remerciant particulièrement pour
l’affection que vous m’avez montré cette année lors de mes problèmes de santé
et aux Vénérables Maîtres des Loges pour la disponibilité à écouter mes
remarques et conseils fraternels.
J'ai dit.
Le
Grand Maître

Le Convent annuel de notre Respectable
Obédience à eu lieu à Genève
le 11 Juin 2005 au Temple du 14 rue Dunant à Genève.
Selon la coutume de la Grande Loge de Savoie, le Convent
étant une séance administrative, seuls les Vénérables Maîtres, les Délégués
des Loges et le Grand Collège y ont participé.
Par ailleurs nous avons été très heureux d'accueillir les FF
et
SS Dignitaires,
Maîtres, Compagnons et Apprentis, de l'Obédience et des Obédiences Amies lors
de la Tenue de Grande Loge, qui à eu lieu le samedi 11 juin à 15h00.
A suivi une Agape fraternelle, que nous souhaitons empreinte
des valeurs universelles de Liberté, Egalité et Fraternité.
Dans la joie d'être réunis en cette journée particulière,
nous faisons parvenir notre triple et chaleureuse accolade fraternelle.
Le Grand Maître

C'est avec un immense plaisir que nous informons les SS et les FF de l'allumage des feux de la
Respectable Loge Maât au Zénith de Limoges.
Après 10 mois de travail intense, sous la forme d'un triangle
maçonnique, la R Loge Maât
devenue « juste et parfaite » a pu faire allumer ses feux le 30 mai
2004.
Dans une cérémonie chaleureuse, fraternelle et très
prenante, toutes les Loges de l'Obédience ont montré la solidarité et
l'esprit d'une réelle fraternité régnant dans la Grande Loge, où la finalité
principale n'est que l'évolution de chacun sur un chemin initiatique
dépouillé de toute forme d'autoritarisme dogmatique, de dirigisme insensé et
d'honneurs usurpés.
Le rituel, parfaitement exécuté, a rassemblé les SS et les FF autour d'un égrégore authentique.
L'initiation d'une profane a clôturé dans la joie et
l'espérance les travaux de deux jours.
Une très chaleureuse accolade fraternelle à tous les FF et SS qui
ont permis le déroulement des cérémonies et...longue vie maçonnique à la R Loge Maât.
Le Grand Maître

ENTRE MODERNITE ET TRADITION :
QUELLE INITIATION POUR LE 3 ème MILLENAIRE ?
B A Soeurs et Frères, chers amis,
Merci d'abord ; merci de vos fréquentes visites sur ce
site et de vouloir débattre librement avec nous, car le dialogue a été, est
et sera toujours la base fondamentale de toute connaissance en démocratie et
en paix.
Aujourd'hui que la paix est gravement menacée par l'aveuglement
des gouvernants, il nous semble nécessaire de garder éveillé le dialogue,
l'échange, la connaissance réciproque et aussi la confrontation dialectique
des idées, sans laquelle le nivellement par la « pensée unique »
s'installerait vite dans des sociétés excessivement dépendantes de la
médiatisation.
Cet écrit a pour objectif de vous faire approcher une
structure maçonnique libre et indépendante des grandes organisations
nationales connues à travers la presse et la télévision.
Nous tenons à vous montrer que la Franc-maçonnerie est une
libre expression des hommes, dans le cadre d'une tradition ancienne, donnant
forme commune aux méthodes de développement de contenus différenciés.
Aujourd'hui que tous les Pays vont vers une plus grande et
efficace décentralisation, en conférant plus de liberté aux forces vives
locales, il nous a paru indispensable de mettre au pas l'initiation
maçonnique, encore prisonnière d'un centralisme autoritaire datant (en
France) de l'époque de Napoléon III.
Les lourdeurs administratives, les dictats, les directives
de tous genres émanés d'un centre unique, s'accordent moins à la volonté
d'évolution personnelle de l'individu et des jeunes, qu'à une organisation
ecclésiastique régie par l'acte de foi et la croyance.
Pour cette raison nous nous interrogeons sur l'évolution de
l'essence maçonnique dans ce 3 ème millénaire ; alors que plusieurs
jeunes frappent aux portes de nos temples, à la recherche de valeurs
alternatives entre tradition et modernité.
La Franc-maçonnerie est une société traditionnelle qui
travaille au progrès matériel, intellectuel et spirituel de l'homme et, par
conséquent, de la société humaine.
La première idée qui vient à l'esprit est : comment
peut-on concilier le mot « traditionnel » avec
« progrès » ?
La Tradition, pour les Francs-maçons, n'est pas un ensemble
de coutumes vieillissants, qu'ils ne veulent pas changer ; mais des
principes universels et à-temporels concernant la nature humaine. Principes
qui ont été et sont, l'objectif de la philosophie, de la psychologie et de
l'éthique de tous les temps. L'étude et la pratique de leurs règles
permettent de construire l'homme, finalité ultime du travail maçonnique.
Cette tradition a été transmise, depuis la nuit des temps,
par des hommes de réflexion (philosophes, prophètes, artistes, scientifiques)
mais aussi par des hommes de terrain : corporations de constructeurs,
législateurs, militaires, révolutionnaires (parmi ces derniers nous
rappellerons La Fayette et Garibaldi). Elle peut être résumée en une douzaine
de principes ou idées, telles : liberté,
égalité, fraternité, foi, espérance, charité, amour, honneur, argent, bien,
beau, vrai . Ces idées philosophiques, qui peuvent aussi
devenir des règles éthiques, jalonnent l'évolution morale, intellectuelle et spirituelle
de l'individu.
La démarche initiatique d'un Franc-maçon est contenue dans
la pratique de ces principes.
Mais la difficulté majeure de l'initiation maçonnique
consiste dans la capacité à éviter d'attribuer à ces mots une connotation
matérielle ou religieuse. Par exemple l'égalité n'est pas le communisme,
celui-ci étant une interprétation de l'égalité liée à une époque historique
précise. L'argent n'est pas la monnaie. La charité n'est pas l'aumône des
chrétiens. L'amour n'est pas la séduction ou la passion sexuelle, ceux-ci
n'étant pas, pour autant, incompatibles avec l'idée philosophique et parfois
métaphysique de l'acte d'aimer.
Afin de faire progresser l'homme et la société, la
Franc-maçonnerie invite l'individu à raisonner sur ces principes et à les
définir comme des étapes d'un cheminement personnel le conduisant vers une
harmonie sociale solidement établie.
La philosophie n'est pas perçue comme une discipline
scolaire abstraite, mais comme l'abstraction à-posteriori que la pensée opère
à partir de l'observation du comportement pratique de l'homme.
Pour cette raison on aime dire qu'un maçon se révèle au pied
du mur ou encore qu'il faut vivre
d'abord et philosopher après .
Un vrai initié n'oublie jamais que l'évolution est contenue
dans l'équilibre et qu'à toute rationalisation doit correspondre une
sensibilisation, en quantité proportionnelle.
Beaucoup de choses ont été écrites et dites sur les
Francs-maçons, surtout beaucoup de légendes aux finalités multiples :
soit pour épaissir le brouillard pseudo occultiste recouvrant cette
société ; soit pour charmer les esprits et recruter tout azimuts, en
faisant miroiter des influences extraordinaires dans le monde des affaires et
de la politique.
Tout ceci n'est pas entièrement faux, mais ce n'est
certainement pas l'essence de l'initiation maçonnique.
Comment reconnaît-on le bon grain de l'ivraie ?
Je vous invite, alors, à une courte excursion à l'intérieur
des principes initiatiques, afin de vous aider à faire les différences
nécessaires.
Bien loin des formes éphémères et des reconnaissances
honorifiques, la foi initiatique se révèle à autrui par la capacité à honorer
la recherche de la vérité dans chaque situation de la vie. Car ce qu'on
appelle la « foi maçonnique » n'est pas une foi dans un dogme
religieux, mais la fidélité à la logique et aux méthodes rationnelles de
découverte de la nature intime de la vie.
Lorsqu'on se sent animé par cette soif de connaissance, par
cette approche contraire à toute crédulité superficielle, on frappe souvent à
la porte de l'initiation.
La porte ouverte, on découvre le temple des idées : un
milieu dans lequel la confrontation est libre, un creuset où les propos se
mélangent sans violence ni autoritarisme, à la recherche de la meilleure
synthèse, qui deviendra la plateforme commune pour d'autres progressions vers
la vérité.
Par conséquent la voie initiatique amène à l'action ;
mais une action particulière, que les Francs-maçons aiment bien appeler
« charité ». Evidemment il ne s'agit pas de l'aumône ou de
l'entraide ou encore d'un certain favoritisme que les Frères seraient censés
pratiquer entre eux, dans les affaires.
La charité maçonnique consiste dans la prise en
considération des différences de chacun, comme base d'un dialogue constructif
entre les parties. Ces différences ne sont que les manifestations tangibles
des relations entre les individus dans un groupe social et ne doivent pas
constituer des antagonismes dans une logique violente, autant verbale que
physique.
La charité naît, donc, de la conscience profonde de
l'égalité des droits des hommes et des femmes, qui impose d'agir dans le
respect des libertés individuelles, comme condition indispensable pour
l'existence d'une communauté libre et progressiste.
D'ailleurs, l'harmonie qui règne dans une société révèle le
niveau de respect de ses composants.
Une harmonie qui n'est pas le « calme plat » du
nivellement ou de l'obéissance aveugle, mais l'équilibre dû à la synthèse
entre des positionnements différents, librement exprimés et argumentés dans
le respect des personnes et des coutumes. La Franc-maçonnerie attribue à
cette harmonie la couleur de l'argent, en l'empruntant à la lune, à sa
lumière indirecte faite de nuances subtiles et d'ombres douces ; au
principe féminin et à sa sensibilité, le « yn » des orientaux.
Cette sensibilité permet de créer les conditions de
réalisation d'une ambiance particulière, dans laquelle l'initiation peut et
doit s'épanouir : l'amour fraternel.
Les Francs-maçons doivent être capables de rendre leurs
rapports réciproques moins passionnels, afin de privilégier à tout moment la
recherche de la vérité objective. Alors, lorsqu'on rencontre des
Francs-maçons incapables de travailler initiatiquement en mixité, c'est
qu'ils n'ont pas su tuer le vieil homme (ou la vieille femme) qui somnole en
eux et qu'ils sont toujours les proies impuissantes de leurs passions.
Dans ce troisième millénaire qui commence dans un climat
d'affrontement, la Franc-maçonnerie ne peut pas proposer aux jeunes la
séparation sexuelle au nom des passions humaines, qu'elle voudrait
combattre ; mais surtout car la F M
, qui se doit d'être
une société progressive travaillant au progrès de l'humanité, en proposant
des organisations non mixtes offense et méprise les efforts de millions de
femmes et d'hommes qui luttent dans le monde contre les intégrismes et les
blocages psychologiques honteux de leurs congénères.
Un amour qui se situe à l'extérieur de la vie, en réduisant
la bipolarité sexuelle aux seuls rapports de séduction ou de domination, ne
peut qu'être porteur de mort et de stérilité : il lui manque l'élan
créatif, d'échange des visions différentes de la réalité, mais dont la
complémentarité est indispensable pour éveiller une dynamique dans la psyché
humaine.
Lorsque les idées peuvent circuler, libérées des scories des
vieilleries, des dogmes, des blocages de toute sorte, l'initié est forcement
dans le bien, car il vit à plein titre. Et la vie est ce bien suprême,
finalité de toute démarche philosophique.
Vous comprendrez bien que nous pouvons servir la Beauté
(selon un vieil adage initiatique) seulement en oeuvrant de l'intérieur de la
vie sensible. A défaut nous serions comme des soufistes spéculant stérilement
sur les idées. Pour ceux-ci il n'y aurait pas un grand avenir.
La beauté est l'expression manifestée d'un équilibre subtile
de sensations intérieurs et de formes concrètes extérieures. Elle s'explicite
principalement par les arts, qui, par des techniques particulières, arrivent
à transmettre des vérités aussi fortes que le degré de liberté des artistes
les proclamant.
Pour cette raison l'art a toujours poussé l'homme vers le
progrès et la transgression constructive des règles acquises.
Aujourd'hui, plus que jamais, cette forme sensible de
progrès est nécessaire dans la société anesthésiée par le mercantilisme
médiatique que nous vivons ; aujourd'hui, plus que jamais, la modernité
devient le banc d'essai de l'initiation en général et de la Franc-maçonnerie
en particulier. Car la vérité progressiste est toujours mesurée par la
liberté des hommes et des femmes, qui travaillent à la construction d'une
société meilleure ; mais aussi par la liberté d'esprit que leur personne
saura acquérir.
Aujourd'hui le meilleur message qu'un Franc-maçon peut
adresser à un jeune est : « travaille
pour la liberté ».
La fraternité entre les hommes, prêchée dans tous les
milieux (y compris celui politique), ne peut se réaliser que dans la liberté
des corps et des cerveaux et comme conséquence de cette conquête
fondamentale. Car l'homme, qui a su s'affranchir des chaînes de toutes
espèces, peut affirmer d'avoir structuré sa conscience.
Ainsi il aura achevé sa construction d'homme accompli et
pourra regarder les autres comme des égaux plutôt que comme des modèles à
imiter ou des gourous à obéir. C'est le Temple que la tradition maçonnique
demande à chaque initiés de bâtir ; c'est le chemin, plein d'embouches,
qu'il faut parcourir avec persévérance ; mais c'est aussi la
Lumière qui permettra d'éclairer les coeurs,
entre raison et intuition ; philosophie et sensibilité ; homme et
femme ; noir et blanc ; entre tradition et modernité.
Maintenant nous vous laissons à vos méditations, peut-être
en écoutant une belle musique ou en admirant un beau tableau, car la beauté
d'une oeuvre d'art vous montrera
que la Franc-maçonnerie ne peut pas être réduite à un club pseudo
philosophique ou à une amicale pour faire des affaires ou, ce qui est pire, à
une église sous l'empire d'un gourou ayant la prétention d'apprendre aux
acolytes ce qu'il n'a pas su intégrer lui-même dans la vie de tous les jours.
L'initiation doit élucider la vie quotidienne, doit tenir compte
des joies comme de la souffrance humaine. Pour cette raison, une des
meilleures manières de parler aux coeurs
des hommes est l'art et la Franc-maçonnerie en a toujours fait
l'usage.
Le T P S
Grand Commandeur de
Savoie
Georges Edouard
Thomas CARPINTIERI

« La Franc-Maçonnerie en 12 points :
une Loge maçonnique se présente et
révèle
ses pratiques et sa
philosophie »
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, B A Soeurs et Frères,
Merci d'abord ; merci d'être ici et de vouloir débattre
librement avec nous, car le dialogue a été, est et sera toujours la base
fondamentale de toute connaissance en démocratie et en paix.
Aujourd'hui encore, comme dans le passé, la Franc-Maçonnerie
évoque et éveille des lieux communs et des idées préconçues, qui sont en
évident décalage avec les moyens de connaissance de plus en plus nombreux,
différenciés et à la portée du grand public.
Il y a eu des périodes, dans l'histoire du monde, où le mot
« d'initié » était synonyme de rectitude, de courage, de droiture
morale, de générosité, de connaissance et d'élévation spirituelle. Celui ou
celle qui avaient eu le privilège d'avoir été initiés aux Petits et Grands
Mystères, étaient conscients de la charge réelle de leur engagement au
service de l'Homme. Certains Pays, comme les Etats-Unis d'Amérique ou la
Grande Bretagne, affichent encore publiquement leur respect et leur
reconnaissance pour les initiés Francs-maçons, qui ont donné forme aux
structures sociales et juridiques de ces Etats. Tout comme d'autres Pays, qui
veulent se donner une nature plus démocratique et progressiste que dans le
récent passé, légalisent la Franc-maçonnerie, autrefois interdite, et lui
donnent une place respectable dans le tissu social.
Ceci ne veut pas effacer les perversions et les abus que
certains hommes ont faits, se cachant derrière une étiquette maçonnique, de
laquelle ils n'ont retenu qu'un soi-disant secret et dans son acception la
plus louche et ambiguë.
Non, la Franc-maçonnerie n'est pas celle de « Roger la
Banane » notoire escroc du Midi, ou celle de quelque politicien à la
recherche de soutien pour ses intérêts particuliers, mais non plus celle de
quelques mythomanes exaltés cherchant à résoudre ses problèmes psychologiques
d'enfance dans une sorte de mysticisme illuminé déguisé en sagesse ultime.
Non, la Franc-maçonnerie n'est pas celle des structures
Obédientielles affichant des puissants présidents, plus ou moins proches des
milieux politiques, et des Conseils d'Administration plus aptes à gérer des
capitaux et des investissements qu'à donner l'initiation par la connaissance
et l'élévation de l'âme humaine.
Rien de tout cela ne doit vous fourvoyer dans votre analyse
et compréhension de ce phénomène social et associatif, qui remonte à la plus
haute antiquité.
Nous tenons à vous montrer que la Franc-Maçonnerie reste une
libre expression des hommes, dans le cadre d'une tradition ancienne ;
une société traditionnelle qui travaille au progrès matériel, intellectuel et
spirituel de l'homme et, par conséquent, de la société humaine.
Pour cela, nous avons décidé de nous présenter en vous
montrant qui sommes-nous et que faisons-nous, en vous illustrant nos Grandes
Constitutions et leur production concrète par les réponses aux douze
articles, qui les composent.
Art.
1. La Grande Loge de Savoie est une Puissance Initiatique Indépendante et
Souveraine, fondée sur la Raison et employant le patrimoine traditionnel afin
de faire évoluer l'individu, la société et son environnement.
La
Grande Loge de Savoie travaille à l'amélioration spirituelle et de la qualité
de vie, au perfectionnement intellectuel et social de l'homme.
Dans le respect des anciennes traditions initiatiques, la
Grande Loge de Savoie existe par la volonté de rassemblement librement
exprimée par certaines Loges Maçonniques libres et souveraines.
Guidés par la nature subtile de territoires similaires,
unifiés dans le passé et donc de même culture, des Frères et des Soeurs Francs-maçons Français,
Suisses et Italiens, ont voulu considérer ce site alpin comme la source d'un
réveil matériel et spirituel pour les hommes et les femmes qui l'habitent à
l'aube du 3 ème millénaire.
Cette nouvelle ère peut dynamiser, culturellement et
spirituellement des peuples et des territoires, restés en marges des grands
mouvements nationaux et internationaux. Cela est possible, à notre avis, par
l'esprit d'initiative de groupes d'hommes et femmes voulant éveiller les
potentialités locales et les faire rayonner au de là des limites
géographiques et administratives.
Faire émerger d'un lieu donné, un élan culturel et le
transformer en moteur pour ceux et celles qui se reconnaissent librement dans
une pensée de progrès, en dehors des étiquettes connues et trop galvaudées.
Les fondateurs de la Grande Loge de Savoie sont convaincus
qu'une vraie culture initiatique alpine pourra réveiller les esprits et bâtir
une jeunesse capable d'assumer son avenir au-delà de stéréotypes idéologiques
désormais impuissants face à la quête de nouvelles valeurs de vie.
Trois Loges indépendantes et souveraines sont à l'origine de
la Grande Loge de Savoie :
• Le Temple de Ankh, à Annecy, France, créé le
21.09.1994
• Athanor, à l'Orient de Bienne, Suisse, créé en 1978
• Thiphéreth, à l'Orient de Bienne, Suisse, créé en
1984
Ces trois premières Loges se sont réunies sous l'impulsion
de deux Frères Maîtres Maçons : Jean PY et Georges CARPINTIERI. Ils ont
décidé collégialement de créer une fédération des trois Rites spiritualistes
de la Franc-Maçonnerie (R A
P M M
; R E A
A ; R E R
).
La G L de S ne
crée que de Loges Mixtes et elle considère que la femme est indispensable
pour la vraie transmission initiatique ; par conséquent les Soeurs peuvent atteindre les plus
hauts degrés de l'Initiation Maçonnique.
Art.
2. Sont adhérents de la Grande Loge de Savoie les Loges Symboliques aux 3
premiers degrés et les Triangles Maçonniques qui en font la demande, acceptent
la présente Constitution et se conforment au Règlement Général.
Ces
Loges peuvent être mixte, masculines ou féminines, mais elles doivent
accepter la présence de visiteurs aussi bien hommes que femmes, sans aucune
exception.
Depuis sa fondation d'autres Loges et d'autres Maçons ont
rejoint la Grande Loge de Savoie et cela toujours dans un esprit de grande
liberté et respect de la souveraineté de ces dernières, qui se gèrent de
manière autonome, selon le Rite et les coutumes du lieu géographique, où
elles sont installées.
Ces Loges sont :
• Les Enfants d'Isis, à Genève
• Néith, à Piolenc
• Akh, à Cefalù (Italie)
• Maât, à Limoges
A ce jour, donc, la Grande Loge de Savoie compte 7 Loges et
environ une centaine de membres actifs.
La mixité initiatique constitue un axe fédérateur de la
pensée de nos membres. En effets l'initiation féminine soulève toujours
beaucoup de questions, qui ne se justifient plus dans une société en
évolution rapide comme la notre et dans laquelle les plus hautes fonctions de
l'Etat sont aussi bien assumées par les femmes que par les hommes. Je
n'engagerai, donc, pas le débat sur des vieilles affirmations, concevables
aujourd'hui uniquement par une analyse limitée et réactionnaire de la
réalité. Il me semble beaucoup plus constructif et adapté à notre époque de
parler de complémentarité des deux sexes et des deux façons d'appréhender le
monde objectif : la Raison et la Sensibilité Intuitive.
Ces aspects coexistent en chaque être humain et les mettre
en accord permet un réel avancement dans le chemin de la connaissance de
soi-même et des autres.
Par conséquent les adhérents de la Grande Loge de Savoie
sont aussi bien des hommes que des femmes, et avec les mêmes droits, devoirs
et possibilités.
Art.
3. Dans un but de perfectionnement intellectuel et social de l'homme, la G L de S préconise un enseignement philosophique,
excluant tout dogmatisme et fondé sur un Mouvement d'esprit Humaniste.
Ce
dernier est caractérisé par un effort pour relever la dignité de l'esprit
humain et le mettre en valeur.
La
formation se fait par la culture littéraire, scientifique et artistique.
On dit souvent que la Franc-maçonnerie n'est pas une école,
mais cela ne veut pas dire que l'ignorance, l'approximation intellectuelle et
l'insensibilité artistique y règnent souverains ! En réalité
l'initiation doit fournir un certain enseignement à ceux qui s'y engagent.
Cet enseignement doit être humaniste, mais non comme opposition à
scientifique.
L'humanisme est pour nous un positionnement de la pensée,
considérant l'homme dans sa complexité comme l'objet de toute recherche et
connaissance. L'étude des sciences, nécessaire et indispensable, doit amener
à l'amélioration de la vie humaine et non à sa destruction, comme c'est le
cas actuellement pour notre planète. La recherche de la qualité est le but de
tout engagement philosophique, scientifique et artistique.
Dans ce sens la Grande Loge de Savoie favorise l'échange
dialectique entre ses membres, le travail de réflexion, la pratique des arts
et honore au plus haut niveau le travail manuel, lorsqu'il est régi par la
qualité et la maîtrise de l'art. Aucun privilège n'est attaché à une
connaissance par rapport à une autre ; les membres de la Grande Loge de
Savoie se considèrent tous comme des bâtisseurs nécessaires à l'oeuvre commune.
Art.
4. Sur la base de l'oeuvre littéraire de célèbres auteurs
initiatiques et l'étude des Grandes Traditions, la G L de S élabore une méthode rationnelle de
recherche et d'analyse, afin de se confronter aux grands thèmes liés à
l'évolution de l'humanité.
La première idée qui vient à l'esprit est : comment
peut-on concilier le mot « tradition» avec « progrès » ?
La Tradition, pour les Francs-maçons, n'est pas un ensemble
de coutumes vieillissants, qu'ils ne veulent pas changer ; mais des
principes universels et à-temporels concernant la nature humaine. Principes
qui ont été et sont, l'objectif de la philosophie, de la psychologie et de
l'éthique de tous les temps. L'étude et la pratique de leurs règles
permettent de construire l'homme, finalité ultime du travail maçonnique.
Cette tradition a été transmise, depuis la nuit des temps,
par des hommes de réflexion (philosophes, prophètes, artistes, scientifiques)
mais aussi par des hommes de terrain : corporations de constructeurs,
législateurs, militaires, révolutionnaires (parmi ces derniers nous
rappellerons La Fayette et Garibaldi). Elle peut être résumée en une douzaine
de principes ou idées, telles : liberté,
égalité, fraternité, foi, espérance, charité, amour, honneur, argent, bien,
beau, vrai . Ces idées philosophiques, qui peuvent aussi
devenir des règles éthiques, jalonnent l'évolution morale, intellectuelle et
spirituelle de l'individu. Leur étude, comme leur pratique, ne peut pas se
faire en méconnaissant nos prédécesseurs et leurs ouvrages.
Art.
5. La G L de S conduit, par les études qu'elle
mène et la morale qu'elle pratique, à la réalisation d'un environnement
physique, intellectuel, spirituel et d'une qualité de vie traduisant les
principes du Bien, du Vrai et du Beau.
Chaque membre de la Grande Loge de Savoie essaie de
transposer dans la vie quotidienne et dans son travail l'enseignement reçu en
Loge. Le principe de Vérité et Conscience doit régler les agissements des
hommes, la qualité doit être toujours poursuivie dans les oeuvres individuelles et la Beauté
couronnera ainsi les résultats. Sur un plan plus pragmatique chacun de nous
collabore, de son point de vue et dans son domaine, à la construction d'un
environnement plus sain et plus équilibré. La Grande Loge de Savoie compte,
parmi ses membres, des architectes géobiologues employant les règles
géométrique de l'harmonie dans leurs constructions ; des musiciens très
attachés aux recherches entre musique et être humain ; des journalistes
toujours soucieux de révéler la vérité et de faire connaître la réalité
effective ; des ouvriers encore attachés à la perfection de l'oeuvre plutôt qu'aux heures de
travail ; des jeunes à la recherche de valeurs différentes des fasts foods
ou des dernières baskets !
Art.
6. Dans la recherche perpétuelle de la Vérité par la Connaissance, la G L de S affirme son indépendance par
rapport aux autres Puissances Initiatiques.
Cependant,
dans le cadre des études précitées, la G L de S ne saurait exercer ou favoriser
l'exercice d'un pouvoir quelconque, visant à l'asservissement moral,
intellectuel, psychique ou physique de l'une de ses composantes.
La recherche de la Vérité par la Connaissance doit se faire
dans l'indépendance matérielle et intellectuelle, elle ne conçoit aucune
soumission, ni aucun dogme. Pour cela la Grande Loge de Savoie a toujours
affirmé sa souveraineté et son indépendance eu égards des autres Obédiences
Maçonniques et des organisations administratives, moins soucieuses de
l'évolution spirituelle des hommes que de sa propre croissance en membres, en
capital et en pouvoir d'influence.
Pour cela aucune forme de pouvoir n'est exercée sur ses
membres afin de les asservir intellectuellement et psychiquement, en
manipulant l'objet et les méthodes de leurs études et recherches ; en
imposant des auteurs particuliers ou des textes, dont la compréhension totale
et approfondie ne pourrait pas se faire de manière aisée et sans l'aide
indispensable d'un supérieur hiérarchique de l'Obédience. Tout doit pouvoir
être décrypté et compris par la seule volonté individuelle d'y arriver. Tout
gourou est proscrit, tout texte unique aussi. La confrontation est
indispensable, la contradiction nécessaire, le dépassement des maîtres
souhaitable.
Art.
7. Les instances de la G L de S se composent des Organes de la
Fédération et de la Délégation Fédérale.
La Grande Loge de Savoie est dirigée par un Grand Collège composé
des représentants de chaque Loge, ayant les fonctions d'un Conseil
d'Administration et orientant la politique intérieure et extérieure de
l'ensemble de la Fédération. Il est présidé par un Grand Maître, qui est en
fonction trois ans non renouvelables. Le Grand Collège est assisté par une
Délégation Fédérale, composée par deux délégués de chaque Loge et assurant
ainsi la liaison continue entre l'instance dirigeante et la base.
Deux autres organes complètent les instances :
• Le Suprême Conseil
• Le Souverain Sanctuaire
Le premier, dirigé par un Grand Commandeur, veille au
respect des principes philosophiques de l'Obédience et à leur évolution. Il
n'a aucun pouvoir d'interférence administrative sur l'Obédience, mais il peut
conseiller et faire de sujétions de recherches philosophiques par
l'élaboration de thèmes d'étude, qui sont remis au Grand Maître.
Le second est un conseil de sages responsables des Rituels
et des Rites, dont ils sont les dépositaires et les gardiens. Ils n'ont pas
de fonctions administratives, mais initiatiques.
Art.
8. Dans le travail d'amélioration spirituelle et de la qualité de vie, ainsi
que de perfectionnement intellectuel et social de l'homme, la G L de S se donne comme finalité de
permettre à l'individu de s'épanouir au maximum de ses possibilités, par la
méthode initiatique.
Lorsque la Grande Loge de Savoie proclame l'amélioration
spirituelle et de la qualité de vie, ainsi que le perfectionnement
intellectuel et social de l'homme, elle ne se réfère pas à un quelconque
programme politique ou social. Nous sommes convaincus que la société humaine,
étant composée d'hommes et de femmes avec leurs individualités, leurs désirs,
leurs chagrins, leurs plaisirs, ne peut s'améliorer qu'en améliorant les
capacités de réalisation de chacun.
Il s'agit donc, de permettre l'épanouissement des
différentes personnalités jusqu'au maximum de leurs potentialités. Pour cela,
la Grande Loge de Savoie, cohérente avec la plus ancienne tradition
initiatique, met en place une série d'études, d'action, de fonctions,
permettant à chaque membre d'acquérir une formation de base et de retrouver
ensuite des domaines de préférence, dans lesquelles se manifester au plein de
ses potentialités. La recherche et l'obtention de cet équilibre intérieur est
pour nous indispensable à l'amélioration individuelle, dont la société entière
pourra en cueillir les fruits.
Art.
9. Dans un monde écartelé entre une mondialisation économique et politique
croissante et une inflation du sectarisme, la G L de S désire rétablir la place du
philosophe dans la “cité” ainsi que sa mission morale et
sociale.
Dans
ce but, la G L de S s'inspirant des grands principes
philosophiques de l‘histoire, dégage trois idées de référence :
a.
La priorité à la discussion, plutôt qu'à l'exposé suivi.
b.
Rationalité dans toute recherche et agissement.
c.
Connaissance de soi-même pour connaître la réalité et pouvoir transmettre une
pensée .
Nous voici parvenus à la philosophie de la Grande Loge de
Savoie. La discussion et le libre débat constituent les axes prioritaires de
toute étude philosophique moderne et ancienne. Trop souvent les regroupements
d'hommes, quelque soit leur but, cristallisent les recherches derrière des
théories figées et transmises sous la forme « d'exposés
suivis » ; au contraire, nous préconisons le débat continu et
ouvert sur des thèmes de vie ou de société, moins liés à l'affirmation d'un
principe qui cherche à être consensuel, que visant à créer des
« leviers » de réflexion personnelle et collectives.
Nous essayons aussi de donner beaucoup d'importance à
l'usage de la Raison, non pour construire un cynisme rationaliste, mais pour
éviter que la rêverie et l'illusion dominent l'explication des phénomènes
humains. La rêverie et l'illusion sont les portes ouvertes sur les sectes et
leurs procédures, que nous combattons avec force et vigueur.
Enfin, connaître soi-même est un aspect incontournable de
l'évolution humaine, surtout si l'on veut expliquer la réalité et enseigner
aux autres. La transmission d'une pensée passe par son intégration complète
et sa manifestation dans la vie réelle, celle de tous les jours, de la part
de ceux qui s'arrogent le droit de transmettre. Nous disons à nos nouveaux
membres qu'un maçon se juge au pied du mur ; c'est-à-dire que lorsqu'on
rencontre un homme qui prétend détenir la vérité et vouloir l'enseigner aux
autres, il faut regarder sa vie de tous les jours, ses problèmes familiaux,
ses rapports avec ses enfants, sa capacité à se retenir devant les excès, sa
capacité d'écoute...cette observation permettra de juger ses théories et son
enseignement.
Art.
10. La G L de S ne voulant pas réduire son
activité à une simple spéculation philosophique dans les Loges, invite ses
adhérents à s'impliquer dans des actions philanthropiques au service du
bien-être des citoyens, et pour la construction d'une meilleure qualité de
vie.
Cet
engagement peut se concrétiser par l'exemple, l'enseignement et des
réalisations matérielles.
En cohérence avec ses principes philosophiques, exposés
ci-dessus, la Grande Loge de Savoie invite ses adhérents à s'engager dans
l'activité philanthropique et culturelle. Voici les actions faites jusqu'à ce
jour :
• Rédaction d'un bulletin semestriel, sur des thèmes
monographiques d'actualité.
• Aide aux populations victimes des inondations dans
le midi de la France.
• Aide financier aux femmes algériennes lors du
dernier séisme. Les fonds recueillis ont été donnés à l'association Rachda de
défense des droits de la femme.
• Aide financier aux marocains victimes du dernier
séisme.
• Aide financier à la recherche sur le cancer.
• Aide financier aux associations luttant pour la
défense et la protection de l'enfance maltraitée.
• Participation financière à la visite du camp
d'Auschwitz, par des jeunes d'Haute Savoie.
• Production de concerts pour développer la
connaissance de la culture musicale
Art.
11. La G L de S reconnaît toutes les Puissances
Maçonniques, ainsi que toutes les Loges Indépendantes et Souveraines qui
reconnaissent la Déclaration de Principe ci-jointe.
Chaque
membre de celles-ci est reçu, en tenue, en grade et qualité et lui sont réservés
les honneurs dus à sa dignité.
La G
L de S demande la réciprocité aux
Puissances et Loges amies.
La Grande Loge de Savoie est très attachée aux valeurs
d'Universalité de l'Initiation, par conséquent elle refuse et combat toutes
formes de sectarisme et de domination des structures initiatiques, en ouvrant
ses portes à tous et toutes, sans distinction d'étiquette. La seule sélection
se fait sur la base des valeurs essentielles d'égalité, de fraternité et de
liberté, et, bien évidemment, sur le respect réciproque pour les idées et les
personnes.
Sont exclus ceux et celles qui professent des idéologies
sectaires et contraires à la charte des droits de l'homme ; ceux qui
considèrent l'appartenance à une race ou à une ethnie comme une condition de
discrimination économique, sociale ou culturelle ; les extrémistes
politiques et ceux qui visent à la déstabilisation des Etats.
Art.
12. Le travail initiatique se compose d'un travail rituel (Tenue), d'un
travail d'instruction et d'un travail commun aux Loges de la G L de S .
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