DERNIERE MINUTE

 

En application de la délibération du Convent du mois de septembre 2007, par initiative de la R\L\ Le Temple d’Ankh au Zénith de St. Jean de Gonneville, le Président du Souverain Sanctuaire Mixte Indépendant du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, le T\S\F\ Georges Carpintieri, a ouvert les séances d’instruction du Magistère.

 

Ces séances forment les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres au sens profond de la philosophie initiatique dans le cadre plus général du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Les Apprentis y prennent la parole et sont confrontés dialectiquement aux Maîtres de l’Atelier. Aux Compagnons d’en faire une synthèse.

 

A la suite de cette première partie, les Président du S\S\M\I\ de M-M\ aborde des thèmes initiatiques philosophiques propres au Rite.

 

Ces séances ont  lieu à Lyon, ville qui a vu l’allumage des feux de la première Loge de Cagliostro, fondateur du Rite de Misraïm.

 

Cette première séance s’est déroulée dans l’enthousiasme et la réflexion qui l’a caractérisée a montré qu’une jeune F\M\ peut exister, car le potentiel humain en Frères et Sœurs peut donner son maximum de possibilités à condition d’être libéré des vieux formalismes, hérités du 19ème, et des habitudes liées à une pratique cérémonielle et exotérique des Rituels.

 

…à suivre.

Le 20 Septembre 2008 à cause des démissions du Grand Maître, la Très Illustre Sœur Agnès JUNOD, la Grande Loge de Savoie s’est donnée un nouveau Grand Maître en la personne du Très Respectable Frère Lionel CIVIDIN.

C'est avec un immense plaisir que nous informons les SS et FF de l’affiliation à la Grande Loge de Savoie de deux nouvelles Loges.

N°9 L’œil du Delta à Fort de France en Martinique

N°10 L’Unité du Delta à Petit Bourg en Guadeloupe

L’Obédience remercie le Très Illustre Frère Germain GUIOSE pour le travail en faveur de la Grande Loge de Savoie et du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.

Le Très Illustre Frère Germain GUIOSE est nommé délégué du Rite pour la Martinique et la Guadeloupe par le Très Sublime Frère Georges CARPINTIERI.

REFLEXIONS A PROPOS DES FILIATIONS...

 

« Filiation » est un mot recourant en Franc-maçonnerie et au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm en particulier. Il est arboré à chaque occasion, par des dirigeants des structures obédientielles, avec orgueil et souvent trop débordant.

Qu’est-ce qu’une filiation ?

Son étymologie vient du latin « filiatio » de « filius », c'est-à-dire : lien de parenté unissant l’enfant à son père ou à sa mère ; par extension, lien de descendance directe entre ceux qui sont issus les uns des autres ; enfin, succession de choses issues les unes des autres.

Un mot aussi simple que complexe et parfois lourd de conséquences et de responsabilités pour celui ou celle qui se définissent comme fils ou fille de quelqu'un. Cela vaut aussi bien pour le monde profane que pour le milieu initiatique.

Nous travaillerons sur ce concept qui revêt une grande importance pour la définition de nos identités et de la spécificité de notre groupe initiatique.

 

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Outre la définition étymologique, ce mot « filiation » possède une connotation historique : celle d’héritage d’un patrimoine philosophique, culturel, traditionnel. Les revendications « filiales » dans les sociétés initiatiques se rattachent surtout à cette connotation. Néanmoins, il faut encore distinguer entre héritage philosophique et référence philosophique. Le premier suppose un acte juridique de transmission opposable aux tiers, tandis que la deuxième constitue un libre choix dicté par l’analyse rationnelle de ce qu’on veut assumer comme référence et de son opportunité pour la finalité du travail à accomplir.

 

Dans le domaine initiatique maçonnique, qui est philosophique par définition même de l’institution, nous pouvons affirmer que l’héritage, comme acte juridique, a très peu de valeur, en dehors de celle sentimentale intrinsèque à l’acte même et au souvenir de celui qui l’a transmis. En effets, un héritage philosophique doit être intégré par les héritiers, lesquels ont la charge de le faire évoluer afin qu’il continue à vivre dans le temps et dans l’espace.

C’est toute la difficulté de l’héritage d’une théorie, mais je rajouterais de toute sorte d’héritage.

La théorie est toujours rapportée à sa pratique ; l’une ne va pas sans l’autre : un penseur qui fait abstraction de la mise en acte réelle de ses idées n’est qu’un sophiste spéculatif et il reste prisonnier de son système rationnel. Un homme qui pratique en repoussant la pensée est un irresponsable, souvent dangereux.

On peut, donc, comprendre aisément que lorsqu’on prétend, en Maçonnerie, avoir reçu en héritage (jamais par acte opposable aux tiers) des prétendus documents, toujours « sacrés et manuscrits », et qu’on se garde bien de transmettre afin qu’ils ne puissent pas évoluer, on devient un porteur de valises capable de les transporter chargées aussi bien de bonnes comme de mauvaises choses. C’est une manifestation d’irresponsabilité philosophique.

La finalité de la pensée initiatique, comme de toute philosophie, étant la vie dans son progrès et la circulation des idées, nous nous adressons surtout à la filiation comme un choix référentiel de la philosophie maçonnique.

Une pensée ne peut qu’être la conséquence, donc la fille, de la Raison. C'est-à-dire que la volonté de donner une impulsion particulière, dans une direction spécifique à un système rationnel, est le principal mobil d’une théorie philosophique transmissible et que communément nous appelons « pensée ». Par conséquent lorsque nous faisons valoir une filiation, c’est que nos procédures rationnelles se réfèrent aux directives (non pas aux ordres, mais aux orientations) émises par des systèmes de raisonnement qui nous ont précédé. Or il ne faut pas sous-estimer le fait que la raison trouve son fondement dans l’équilibre et l’altérité. La raison non équilibrée engendre le déséquilibre et la folie ; ainsi lorsqu’elle ne s’applique pas aux rapports avec l’autre, le monde qui nous entoure, elle devient simplement un exercice spéculatif.

Il semble, donc, normal que, du point de vue philosophique, la raison se mesure avec l’universalité et avec les hommes (les amis du philosophe) afin de prouver ses capacités d’orientation. L’appréhension des principes universels et la qualité de réception d’un système de raisonnement en révèlent la qualité intrinsèque, la raison même étant comprise entre la conscience individuelle et la vie collective.

Dans ces conditions la pensée genère une manière d’agir : un comportement global. Ce comportement sera passé au crible de l’équilibre et de l’harmonie : condition externe à l’action, car elle en constitue le milieu où va se réaliser ; mais interne à la raison et à la pensée, en tant que fondement commun aux deux.

Cet équilibre enfin donne naissance aux rapports d’échange entre les individus, à cette altérité spécifique à l’Initiation et que nous appelons « fraternité ».

 

A ce stade nous constatons déjà que le type d’harmonie équilibrant l’action engendrera une fraternité plus ou moins réelle, mais que cette même fraternité devient l’ambiance dans laquelle la pensée va se manifester. Or n’oublions pas que la pensée, dont nous traitons ici, est la « filiation » et que pour en juger la validité (non pas juridique mais philosophique) il suffit de regarder l’ambiance humaine qui l’accueille.

 

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Reprenons alors notre analyse en partant de l’ambiance.

L’ambiance ou le milieu du philosophe, trouve son aliment majeur dans la Vie, selon toutes ses connotations. Et ceci nous paraît évident en considérant que la vie est la finalité de la pensée philosophique. En réalité, qu’est-ce qu’un philosophe qui se situe en dehors de la vie ?

La vie, philosophiquement entendue, devient le mobil des grandes causes, d’un noble service, d’un changement de cycle, car même ses côtés occultes seront dévoilés par la connaissance rationnelle des rapports subtils les régissant. Le véritable initié, le philosophe de la vie, en s’offrant au service d’un changement de cycle (c. à d. en tuant le vieil homme) opère pour le progrès de l’humanité et de lui-même. Pour cela le progrès constitue la plus grande épreuve de la pensée initiatique, donc d’une filiation. Car en s’agissant d’Initiation, c'est-à-dire de « commencement et introduction » à une nouvelle dimension de l’esprit, la pensée ne peut se matérialiser que dans une inversion de tendance. Néanmoins il ne faut jamais perdre de vue qu’une fois le mouvement amorcé, il n’y a que deux directions pour l’initié : la marche en avant vers l’évolution des idées et des pratiques, donc le progrès ; ou le repli dans les formes passées et désuètes d’une époque révolue et qui ne reviendra plus, c’est là que la rêverie prend le dessus sur la pensée.

 

Il est important d’évaluer ce progrès, afin de ne pas le confondre avec l’adhésion, plus ou moins réfléchie, à la mode. A notre avis il y a un seul moyen pour « peser » le progrès : c’est la qualité du travail produit, l’amour pour la perfection, pour l’œuvre. Ce moteur puissant, capable de construire la conscience individuelle et d’éveiller celle collective, est une pièce maîtresse de notre temple intérieur et de nos temples maçonniques.

Nous nous disons bâtisseurs, nous travaillons pour le Bien, le Vrai, le Beau ; comment faire coexister ces trois concepts en une seule action, sans le souci de la perfection du mécanisme ?

D’ailleurs, puisque « c’est par la conscience que nous sommes reliés au divin... » peut-elle viser l’imperfection ?

La conscience, fille de l’Amour pour l’œuvre et du Travail, gère les idées philosophiques : elle les rend cachées, occultes par moments, puis le temps vient pour les dévoiler, pour déchirer le voile de la Gnose, selon l’Apocalypse. La Vierge, l’Isis des mystères antiques, sera chargée de ce dévoilement, car elle devra engendrer l’homme depuis ce déchirement. L’Homme : être débout, à la verticale, raisonnable et aussi patrimoine majeur de toutes filiations philosophiques.

 

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Notre voyage s’arrête enfin ici : à l’homme, à cette émanation divine, à cette complexité d’esprit et de matière.

Voilà pourquoi aucune filiation ne peut assujettir l’homme, en le renfermant dans un système hiérarchique, mais seulement le guider à la recherche de sa liberté, de son unicité, de sa création.

Lorsque la finalité d’une filiation est le maintien d’un patrimoine matériel et immuable, c’est que les prétendus héritiers se situent dans le domaine du pouvoir, plutôt que dans celui de la libre pensée et de la réflexion philosophique.

 

C’est là que la Franc-maçonnerie quitte la scène pour laisser la place à sa perversion majeure : l’église et la foi dans le dogme révélé.

 

N\N\D\N\N\

 

 

Usinens, le 18.01.2004 E\V\

 

Le T\S\F\

                                Georges E.Th. CARPINTIERI

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Allocution du Passé Grand Maître Milena Carpintieri-Tusa
Allocution du Passé Grand Maître Agnès Junod

boutonLa Soeur est l'avenir du Frère – Planche du S :.F :. Jean Noël Cuenod

 

Très Chers et Respectables Sœurs et Frères, Dignitaires qui décorez l’Orient, Vénérables Maîtres et Délégués de Loge,

Je vous remercie d’être aussi nombreux à cette Tenue de la Grande Loge de Savoie.

C’est pour moi un bonheur que de constater un intérêt grandissant pour ces occasions de partage et de travail commun, que j’espère seront encore plus fréquentes.

L’année maçonnique écoulée a été caractérisée par la réflexion sur la mythologie comme système pédagogique de l’Initiation.

Cela nous a mis en présence des sources mêmes de la Tradition et de son Esotérisme.

L’année à venir sera dédiée, par volonté du Convent, aux principes éthiques qui dérivent de la philosophie maçonnique, avec une attention particulière à la notion de liberté.

En effets dans notre société contemporaine cette notion est trop souvent détournée au profit du libéralisme, du libertinage, de l’arbitraire.

Or je suis convaincue qu’on ne peut pas avoir de fraternité avec la domination de l’un sur l’autre, donc sans liberté. Mais aussi on ne peut pas concevoir l’égalité sans la même liberté ; tout comme la liberté restera très étroitement liée aux deux premiers concepts.

La Franc Maçonnerie véhicule une pensée philosophique qui se matérialise dans se trois principes éthiques, et ceux-ci règlent les comportements aussi bien initiatiques que profanes de tous les Francs-maçons.

Le concept de liberté n’est pas simple à appréhender (malgré l’usage répété et galvaudé qu’on en fait) et qui doit passer inévitablement par l’éveil de la conscience individuelle.

C’est seulement à ce prix qu’on pourra parler de Liberté, autrement il s’agira, tout au plus, de « libertinage, voir d’irresponsabilité.

Depuis sa création, la G L de S s’est toujours battue pour éloigner les personnalités qui cherchaient à imposer une pensée unique afin d’affirmer leur pouvoir personnel sur les autres ; à chaque fois il s’agissait de tentatives grotesques de manipulations des esprits.

Toute la structure de la G L de S a affirmé, de façon péremptoire et irrévocable, la séparation entre les différentes parties qui composent la Pyramide ; par conséquent, cohérents avec cette prise de position, les responsables de ces mêmes parties se sont toujours trouvées d’accord pour l’éloignement de tous ceux et celles qui, sous le couvert d’une pseudo liberté totale méprisant les principes initiatiques, peuvent mettre en danger un travail de plusieurs années.

Le Passé Grand Maître et moi-même avons conduit la Grande Loge de Savoie sur cet ardu chemin de cohérence, inflexibles face à la complaisance, à l’amalgame entre le travail maçonnique et la convivialité des « amicales », aux augmentations de salaire non fondées sur une progression prouvée. Mais j’ai été toujours ouverte et disponible à l’écoute, directement en dépit du protocole maçonnique. J’ai été très proche de tous et toutes, souvent sur le terrain en m’engageant personnellement dans chaque Loge.

Aujourd’hui notre Grande Loge se montre stable et solide : nous pouvons mettre à notre actif plusieurs Initiations et Affiliations, notamment dans les R Loges MÂAT, AKH, Les Enfants d’ISIS, Le Temple d’ANKH.

Toutes les Loges ont travaillé sérieusement sur la question à l’étude, posée par le dernier Convent ; nous constatons, avec plaisir, que des SS et FF initiés à la G L de S ont accédé à la Maîtrise et assurent leurs rôles et leurs engagements avec un grand sérieux.

Au mois de Mai la R Loge AKH a essaimé et a installé un nouveau Triangle, au Titre distinctif d’ATHÔR, au zénith de Palerme. Mes plus fraternels remerciements vont à notre F Vincenzo CANNATA pour son engagement au service du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm et de la Grande Loge de Savoie.

En considération de tous ces événements et de ce bilan annuel, je pense qu’un travail sur l’Ethique propre à la Philosophie maçonnique devient presque une évidence pour l’année à venir ; je souhaiterais, donc, que toutes nos Loges puissent se recentrer sur l’étude des Principes Ethiques que le Symbolisme véhicule afin de définir clairement les rapports entre « Comportement maçonnique, Ethique et Philosophie maçonnique ».

En réalité je considère que notre liberté collective d’Obédience ainsi que celle individuelle de Francs Maçons dépendent étroitement de la compréhension et intégration des Principes Ethiques qui ont traditionnellement fédéré l’Initiation Maçonnique.

Être libre veut dire être capable de se donner des règles de vie compatibles avec les Projets Généraux d’une collectivité. C’est en acceptant ce principe que même des anarchistes historiques tels que le F Michel Bakounine ou la S Louise Michel ont pu adhérer à l’Initiation Maçonnique.

Lorsqu’on cherche, en Initiation, un gourou ou un prétexte pour le devenir, il faut avoir le courage de rejoindre les sectes ou d’un créer une.

C’est n’est pas l’objectif de la Grande Loge de Savoie.

Vous, très Chers Frères et Sœurs Vénérables Maîtres qui êtes les porte-parole de l’Obédience, exercez la plus grande vigilance contre toute ambition déplacée, tout vain désir d’honneurs.

Apprenez à vos Apprentis, à vos Compagnons et à vos jeunes Maîtres qu’à la G L de S on ne fait pas de plans de carrière, que un Vénérable Maître n’est pas le propriétaire d’une Loge, mais que celle-ci est l’expression matérielle de la Connaissance Initiatique.

Là où il y a Connaissance il y a Initiation ; là où il y a Initiation il y a progression sur l’échelle des valeurs reconnues par tous.

J’ai toujours dit que le seul moyen pour se faire reconnaître est celui de l’exemple montré.

Poursuivez, donc, l’étude pour faire croître vos savoirs ; alimentez la Fraternité par l’Amour envers vos FF et SS ; soyez toujours impitoyables avec vous-mêmes comme vous serez clairs et généreux avec les autres ; ainsi grandira votre conscience et notre Obédience sera de plus en plus affermie et rayonnante.

Je conclue en vous remerciant particulièrement pour l’affection que vous m’avez montré cette année lors de mes problèmes de santé et aux Vénérables Maîtres des Loges pour la disponibilité à écouter mes remarques et conseils fraternels.

J'ai dit.

Le Grand Maître

 

Le Convent annuel de notre Respectable Obédience à eu lieu à Genève le 11 Juin 2005 au Temple du 14 rue Dunant à Genève.

Selon la coutume de la Grande Loge de Savoie, le Convent étant une séance administrative, seuls les Vénérables Maîtres, les Délégués des Loges et le Grand Collège y ont participé.

Par ailleurs nous avons été très heureux d'accueillir les FF et SS Dignitaires, Maîtres, Compagnons et Apprentis, de l'Obédience et des Obédiences Amies lors de la Tenue de Grande Loge, qui à eu lieu le samedi 11 juin à 15h00.

A suivi une Agape fraternelle, que nous souhaitons empreinte des valeurs universelles de Liberté, Egalité et Fraternité.

Dans la joie d'être réunis en cette journée particulière, nous faisons parvenir notre triple et chaleureuse accolade fraternelle.

Le Grand Maître

 

C'est avec un immense plaisir que nous informons les SS et les FF de l'allumage des feux de la Respectable Loge Maât au Zénith de Limoges.

Après 10 mois de travail intense, sous la forme d'un triangle maçonnique, la R Loge Maât devenue « juste et parfaite » a pu faire allumer ses feux le 30 mai 2004.

Dans une cérémonie chaleureuse, fraternelle et très prenante, toutes les Loges de l'Obédience ont montré la solidarité et l'esprit d'une réelle fraternité régnant dans la Grande Loge, où la finalité principale n'est que l'évolution de chacun sur un chemin initiatique dépouillé de toute forme d'autoritarisme dogmatique, de dirigisme insensé et d'honneurs usurpés.

Le rituel, parfaitement exécuté, a rassemblé les SS et les FF autour d'un égrégore authentique.

L'initiation d'une profane a clôturé dans la joie et l'espérance les travaux de deux jours.

Une très chaleureuse accolade fraternelle à tous les FF et SS qui ont permis le déroulement des cérémonies et...longue vie maçonnique à la R Loge Maât.

 

Le Grand Maître

 

ENTRE MODERNITE ET TRADITION :
QUELLE INITIATION POUR LE 3 ème MILLENAIRE ?

B A Soeurs et Frères, chers amis,

Merci d'abord ; merci de vos fréquentes visites sur ce site et de vouloir débattre librement avec nous, car le dialogue a été, est et sera toujours la base fondamentale de toute connaissance en démocratie et en paix.

Aujourd'hui que la paix est gravement menacée par l'aveuglement des gouvernants, il nous semble nécessaire de garder éveillé le dialogue, l'échange, la connaissance réciproque et aussi la confrontation dialectique des idées, sans laquelle le nivellement par la « pensée unique » s'installerait vite dans des sociétés excessivement dépendantes de la médiatisation.

Cet écrit a pour objectif de vous faire approcher une structure maçonnique libre et indépendante des grandes organisations nationales connues à travers la presse et la télévision.

Nous tenons à vous montrer que la Franc-maçonnerie est une libre expression des hommes, dans le cadre d'une tradition ancienne, donnant forme commune aux méthodes de développement de contenus différenciés.

Aujourd'hui que tous les Pays vont vers une plus grande et efficace décentralisation, en conférant plus de liberté aux forces vives locales, il nous a paru indispensable de mettre au pas l'initiation maçonnique, encore prisonnière d'un centralisme autoritaire datant (en France) de l'époque de Napoléon III.

Les lourdeurs administratives, les dictats, les directives de tous genres émanés d'un centre unique, s'accordent moins à la volonté d'évolution personnelle de l'individu et des jeunes, qu'à une organisation ecclésiastique régie par l'acte de foi et la croyance.

Pour cette raison nous nous interrogeons sur l'évolution de l'essence maçonnique dans ce 3 ème millénaire ; alors que plusieurs jeunes frappent aux portes de nos temples, à la recherche de valeurs alternatives entre tradition et modernité.

La Franc-maçonnerie est une société traditionnelle qui travaille au progrès matériel, intellectuel et spirituel de l'homme et, par conséquent, de la société humaine.

La première idée qui vient à l'esprit est : comment peut-on concilier le mot « traditionnel » avec « progrès » ?

La Tradition, pour les Francs-maçons, n'est pas un ensemble de coutumes vieillissants, qu'ils ne veulent pas changer ; mais des principes universels et à-temporels concernant la nature humaine. Principes qui ont été et sont, l'objectif de la philosophie, de la psychologie et de l'éthique de tous les temps. L'étude et la pratique de leurs règles permettent de construire l'homme, finalité ultime du travail maçonnique.

Cette tradition a été transmise, depuis la nuit des temps, par des hommes de réflexion (philosophes, prophètes, artistes, scientifiques) mais aussi par des hommes de terrain : corporations de constructeurs, législateurs, militaires, révolutionnaires (parmi ces derniers nous rappellerons La Fayette et Garibaldi). Elle peut être résumée en une douzaine de principes ou idées, telles : liberté, égalité, fraternité, foi, espérance, charité, amour, honneur, argent, bien, beau, vrai . Ces idées philosophiques, qui peuvent aussi devenir des règles éthiques, jalonnent l'évolution morale, intellectuelle et spirituelle de l'individu.

La démarche initiatique d'un Franc-maçon est contenue dans la pratique de ces principes.

Mais la difficulté majeure de l'initiation maçonnique consiste dans la capacité à éviter d'attribuer à ces mots une connotation matérielle ou religieuse. Par exemple l'égalité n'est pas le communisme, celui-ci étant une interprétation de l'égalité liée à une époque historique précise. L'argent n'est pas la monnaie. La charité n'est pas l'aumône des chrétiens. L'amour n'est pas la séduction ou la passion sexuelle, ceux-ci n'étant pas, pour autant, incompatibles avec l'idée philosophique et parfois métaphysique de l'acte d'aimer.

Afin de faire progresser l'homme et la société, la Franc-maçonnerie invite l'individu à raisonner sur ces principes et à les définir comme des étapes d'un cheminement personnel le conduisant vers une harmonie sociale solidement établie.

La philosophie n'est pas perçue comme une discipline scolaire abstraite, mais comme l'abstraction à-posteriori que la pensée opère à partir de l'observation du comportement pratique de l'homme.

Pour cette raison on aime dire qu'un maçon se révèle au pied du mur ou encore qu'il faut vivre d'abord et philosopher après .

Un vrai initié n'oublie jamais que l'évolution est contenue dans l'équilibre et qu'à toute rationalisation doit correspondre une sensibilisation, en quantité proportionnelle.

Beaucoup de choses ont été écrites et dites sur les Francs-maçons, surtout beaucoup de légendes aux finalités multiples : soit pour épaissir le brouillard pseudo occultiste recouvrant cette société ; soit pour charmer les esprits et recruter tout azimuts, en faisant miroiter des influences extraordinaires dans le monde des affaires et de la politique.

Tout ceci n'est pas entièrement faux, mais ce n'est certainement pas l'essence de l'initiation maçonnique.

Comment reconnaît-on le bon grain de l'ivraie ?

Je vous invite, alors, à une courte excursion à l'intérieur des principes initiatiques, afin de vous aider à faire les différences nécessaires.

Bien loin des formes éphémères et des reconnaissances honorifiques, la foi initiatique se révèle à autrui par la capacité à honorer la recherche de la vérité dans chaque situation de la vie. Car ce qu'on appelle la « foi maçonnique » n'est pas une foi dans un dogme religieux, mais la fidélité à la logique et aux méthodes rationnelles de découverte de la nature intime de la vie.

Lorsqu'on se sent animé par cette soif de connaissance, par cette approche contraire à toute crédulité superficielle, on frappe souvent à la porte de l'initiation.

La porte ouverte, on découvre le temple des idées : un milieu dans lequel la confrontation est libre, un creuset où les propos se mélangent sans violence ni autoritarisme, à la recherche de la meilleure synthèse, qui deviendra la plateforme commune pour d'autres progressions vers la vérité.

Par conséquent la voie initiatique amène à l'action ; mais une action particulière, que les Francs-maçons aiment bien appeler « charité ». Evidemment il ne s'agit pas de l'aumône ou de l'entraide ou encore d'un certain favoritisme que les Frères seraient censés pratiquer entre eux, dans les affaires.

La charité maçonnique consiste dans la prise en considération des différences de chacun, comme base d'un dialogue constructif entre les parties. Ces différences ne sont que les manifestations tangibles des relations entre les individus dans un groupe social et ne doivent pas constituer des antagonismes dans une logique violente, autant verbale que physique.

La charité naît, donc, de la conscience profonde de l'égalité des droits des hommes et des femmes, qui impose d'agir dans le respect des libertés individuelles, comme condition indispensable pour l'existence d'une communauté libre et progressiste.

D'ailleurs, l'harmonie qui règne dans une société révèle le niveau de respect de ses composants.

Une harmonie qui n'est pas le « calme plat » du nivellement ou de l'obéissance aveugle, mais l'équilibre dû à la synthèse entre des positionnements différents, librement exprimés et argumentés dans le respect des personnes et des coutumes. La Franc-maçonnerie attribue à cette harmonie la couleur de l'argent, en l'empruntant à la lune, à sa lumière indirecte faite de nuances subtiles et d'ombres douces ; au principe féminin et à sa sensibilité, le « yn » des orientaux.

Cette sensibilité permet de créer les conditions de réalisation d'une ambiance particulière, dans laquelle l'initiation peut et doit s'épanouir : l'amour fraternel.

Les Francs-maçons doivent être capables de rendre leurs rapports réciproques moins passionnels, afin de privilégier à tout moment la recherche de la vérité objective. Alors, lorsqu'on rencontre des Francs-maçons incapables de travailler initiatiquement en mixité, c'est qu'ils n'ont pas su tuer le vieil homme (ou la vieille femme) qui somnole en eux et qu'ils sont toujours les proies impuissantes de leurs passions.

Dans ce troisième millénaire qui commence dans un climat d'affrontement, la Franc-maçonnerie ne peut pas proposer aux jeunes la séparation sexuelle au nom des passions humaines, qu'elle voudrait combattre ; mais surtout car la F M , qui se doit d'être une société progressive travaillant au progrès de l'humanité, en proposant des organisations non mixtes offense et méprise les efforts de millions de femmes et d'hommes qui luttent dans le monde contre les intégrismes et les blocages psychologiques honteux de leurs congénères.

Un amour qui se situe à l'extérieur de la vie, en réduisant la bipolarité sexuelle aux seuls rapports de séduction ou de domination, ne peut qu'être porteur de mort et de stérilité : il lui manque l'élan créatif, d'échange des visions différentes de la réalité, mais dont la complémentarité est indispensable pour éveiller une dynamique dans la psyché humaine.

Lorsque les idées peuvent circuler, libérées des scories des vieilleries, des dogmes, des blocages de toute sorte, l'initié est forcement dans le bien, car il vit à plein titre. Et la vie est ce bien suprême, finalité de toute démarche philosophique.

Vous comprendrez bien que nous pouvons servir la Beauté (selon un vieil adage initiatique) seulement en oeuvrant de l'intérieur de la vie sensible. A défaut nous serions comme des soufistes spéculant stérilement sur les idées. Pour ceux-ci il n'y aurait pas un grand avenir.

La beauté est l'expression manifestée d'un équilibre subtile de sensations intérieurs et de formes concrètes extérieures. Elle s'explicite principalement par les arts, qui, par des techniques particulières, arrivent à transmettre des vérités aussi fortes que le degré de liberté des artistes les proclamant.

Pour cette raison l'art a toujours poussé l'homme vers le progrès et la transgression constructive des règles acquises.

Aujourd'hui, plus que jamais, cette forme sensible de progrès est nécessaire dans la société anesthésiée par le mercantilisme médiatique que nous vivons ; aujourd'hui, plus que jamais, la modernité devient le banc d'essai de l'initiation en général et de la Franc-maçonnerie en particulier. Car la vérité progressiste est toujours mesurée par la liberté des hommes et des femmes, qui travaillent à la construction d'une société meilleure ; mais aussi par la liberté d'esprit que leur personne saura acquérir.

Aujourd'hui le meilleur message qu'un Franc-maçon peut adresser à un jeune est : «  travaille pour la liberté  ».

La fraternité entre les hommes, prêchée dans tous les milieux (y compris celui politique), ne peut se réaliser que dans la liberté des corps et des cerveaux et comme conséquence de cette conquête fondamentale. Car l'homme, qui a su s'affranchir des chaînes de toutes espèces, peut affirmer d'avoir structuré sa conscience.

Ainsi il aura achevé sa construction d'homme accompli et pourra regarder les autres comme des égaux plutôt que comme des modèles à imiter ou des gourous à obéir. C'est le Temple que la tradition maçonnique demande à chaque initiés de bâtir ; c'est le chemin, plein d'embouches, qu'il faut parcourir avec persévérance ; mais c'est aussi la Lumière qui permettra d'éclairer les coeurs, entre raison et intuition ; philosophie et sensibilité ; homme et femme ; noir et blanc ; entre tradition et modernité.

Maintenant nous vous laissons à vos méditations, peut-être en écoutant une belle musique ou en admirant un beau tableau, car la beauté d'une oeuvre d'art vous montrera que la Franc-maçonnerie ne peut pas être réduite à un club pseudo philosophique ou à une amicale pour faire des affaires ou, ce qui est pire, à une église sous l'empire d'un gourou ayant la prétention d'apprendre aux acolytes ce qu'il n'a pas su intégrer lui-même dans la vie de tous les jours.

L'initiation doit élucider la vie quotidienne, doit tenir compte des joies comme de la souffrance humaine. Pour cette raison, une des meilleures manières de parler aux coeurs des hommes est l'art et la Franc-maçonnerie en a toujours fait l'usage.

Le T P S Grand Commandeur de Savoie
Georges Edouard Thomas CARPINTIERI

 




« La Franc-Maçonnerie en 12 points :

une Loge maçonnique se présente et révèle

ses pratiques et sa philosophie »

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, B A Soeurs et Frères,

Merci d'abord ; merci d'être ici et de vouloir débattre librement avec nous, car le dialogue a été, est et sera toujours la base fondamentale de toute connaissance en démocratie et en paix.

Aujourd'hui encore, comme dans le passé, la Franc-Maçonnerie évoque et éveille des lieux communs et des idées préconçues, qui sont en évident décalage avec les moyens de connaissance de plus en plus nombreux, différenciés et à la portée du grand public.

Il y a eu des périodes, dans l'histoire du monde, où le mot « d'initié » était synonyme de rectitude, de courage, de droiture morale, de générosité, de connaissance et d'élévation spirituelle. Celui ou celle qui avaient eu le privilège d'avoir été initiés aux Petits et Grands Mystères, étaient conscients de la charge réelle de leur engagement au service de l'Homme. Certains Pays, comme les Etats-Unis d'Amérique ou la Grande Bretagne, affichent encore publiquement leur respect et leur reconnaissance pour les initiés Francs-maçons, qui ont donné forme aux structures sociales et juridiques de ces Etats. Tout comme d'autres Pays, qui veulent se donner une nature plus démocratique et progressiste que dans le récent passé, légalisent la Franc-maçonnerie, autrefois interdite, et lui donnent une place respectable dans le tissu social.

Ceci ne veut pas effacer les perversions et les abus que certains hommes ont faits, se cachant derrière une étiquette maçonnique, de laquelle ils n'ont retenu qu'un soi-disant secret et dans son acception la plus louche et ambiguë.

Non, la Franc-maçonnerie n'est pas celle de « Roger la Banane » notoire escroc du Midi, ou celle de quelque politicien à la recherche de soutien pour ses intérêts particuliers, mais non plus celle de quelques mythomanes exaltés cherchant à résoudre ses problèmes psychologiques d'enfance dans une sorte de mysticisme illuminé déguisé en sagesse ultime.

Non, la Franc-maçonnerie n'est pas celle des structures Obédientielles affichant des puissants présidents, plus ou moins proches des milieux politiques, et des Conseils d'Administration plus aptes à gérer des capitaux et des investissements qu'à donner l'initiation par la connaissance et l'élévation de l'âme humaine.

Rien de tout cela ne doit vous fourvoyer dans votre analyse et compréhension de ce phénomène social et associatif, qui remonte à la plus haute antiquité.

Nous tenons à vous montrer que la Franc-Maçonnerie reste une libre expression des hommes, dans le cadre d'une tradition ancienne ; une société traditionnelle qui travaille au progrès matériel, intellectuel et spirituel de l'homme et, par conséquent, de la société humaine.

Pour cela, nous avons décidé de nous présenter en vous montrant qui sommes-nous et que faisons-nous, en vous illustrant nos Grandes Constitutions et leur production concrète par les réponses aux douze articles, qui les composent.

Art. 1. La Grande Loge de Savoie est une Puissance Initiatique Indépendante et Souveraine, fondée sur la Raison et employant le patrimoine traditionnel afin de faire évoluer l'individu, la société et son environnement.

La Grande Loge de Savoie travaille à l'amélioration spirituelle et de la qualité de vie, au perfectionnement intellectuel et social de l'homme.

Dans le respect des anciennes traditions initiatiques, la Grande Loge de Savoie existe par la volonté de rassemblement librement exprimée par certaines Loges Maçonniques libres et souveraines.

Guidés par la nature subtile de territoires similaires, unifiés dans le passé et donc de même culture, des Frères et des Soeurs Francs-maçons Français, Suisses et Italiens, ont voulu considérer ce site alpin comme la source d'un réveil matériel et spirituel pour les hommes et les femmes qui l'habitent à l'aube du 3 ème millénaire.

Cette nouvelle ère peut dynamiser, culturellement et spirituellement des peuples et des territoires, restés en marges des grands mouvements nationaux et internationaux. Cela est possible, à notre avis, par l'esprit d'initiative de groupes d'hommes et femmes voulant éveiller les potentialités locales et les faire rayonner au de là des limites géographiques et administratives.

Faire émerger d'un lieu donné, un élan culturel et le transformer en moteur pour ceux et celles qui se reconnaissent librement dans une pensée de progrès, en dehors des étiquettes connues et trop galvaudées.

Les fondateurs de la Grande Loge de Savoie sont convaincus qu'une vraie culture initiatique alpine pourra réveiller les esprits et bâtir une jeunesse capable d'assumer son avenir au-delà de stéréotypes idéologiques désormais impuissants face à la quête de nouvelles valeurs de vie.

Trois Loges indépendantes et souveraines sont à l'origine de la Grande Loge de Savoie :

•  Le Temple de Ankh, à Annecy, France, créé le 21.09.1994

•  Athanor, à l'Orient de Bienne, Suisse, créé en 1978

•  Thiphéreth, à l'Orient de Bienne, Suisse, créé en 1984

Ces trois premières Loges se sont réunies sous l'impulsion de deux Frères Maîtres Maçons : Jean PY et Georges CARPINTIERI. Ils ont décidé collégialement de créer une fédération des trois Rites spiritualistes de la Franc-Maçonnerie (R A P M M  ; R E A A  ; R E R ).

La G L de S ne crée que de Loges Mixtes et elle considère que la femme est indispensable pour la vraie transmission initiatique ; par conséquent les Soeurs peuvent atteindre les plus hauts degrés de l'Initiation Maçonnique.

Art. 2. Sont adhérents de la Grande Loge de Savoie les Loges Symboliques aux 3 premiers degrés et les Triangles Maçonniques qui en font la demande, acceptent la présente Constitution et se conforment au Règlement Général.

Ces Loges peuvent être mixte, masculines ou féminines, mais elles doivent accepter la présence de visiteurs aussi bien hommes que femmes, sans aucune exception.

Depuis sa fondation d'autres Loges et d'autres Maçons ont rejoint la Grande Loge de Savoie et cela toujours dans un esprit de grande liberté et respect de la souveraineté de ces dernières, qui se gèrent de manière autonome, selon le Rite et les coutumes du lieu géographique, où elles sont installées.

Ces Loges sont :

•  Les Enfants d'Isis, à Genève

•  Néith, à Piolenc

•  Akh, à Cefalù (Italie)

•  Maât, à Limoges

A ce jour, donc, la Grande Loge de Savoie compte 7 Loges et environ une centaine de membres actifs.

La mixité initiatique constitue un axe fédérateur de la pensée de nos membres. En effets l'initiation féminine soulève toujours beaucoup de questions, qui ne se justifient plus dans une société en évolution rapide comme la notre et dans laquelle les plus hautes fonctions de l'Etat sont aussi bien assumées par les femmes que par les hommes. Je n'engagerai, donc, pas le débat sur des vieilles affirmations, concevables aujourd'hui uniquement par une analyse limitée et réactionnaire de la réalité. Il me semble beaucoup plus constructif et adapté à notre époque de parler de complémentarité des deux sexes et des deux façons d'appréhender le monde objectif : la Raison et la Sensibilité Intuitive.

Ces aspects coexistent en chaque être humain et les mettre en accord permet un réel avancement dans le chemin de la connaissance de soi-même et des autres.

Par conséquent les adhérents de la Grande Loge de Savoie sont aussi bien des hommes que des femmes, et avec les mêmes droits, devoirs et possibilités.

Art. 3. Dans un but de perfectionnement intellectuel et social de l'homme, la G L de S préconise un enseignement philosophique, excluant tout dogmatisme et fondé sur un Mouvement d'esprit Humaniste.

Ce dernier est caractérisé par un effort pour relever la dignité de l'esprit humain et le mettre en valeur.

La formation se fait par la culture littéraire, scientifique et artistique.

On dit souvent que la Franc-maçonnerie n'est pas une école, mais cela ne veut pas dire que l'ignorance, l'approximation intellectuelle et l'insensibilité artistique y règnent souverains ! En réalité l'initiation doit fournir un certain enseignement à ceux qui s'y engagent. Cet enseignement doit être humaniste, mais non comme opposition à scientifique.

L'humanisme est pour nous un positionnement de la pensée, considérant l'homme dans sa complexité comme l'objet de toute recherche et connaissance. L'étude des sciences, nécessaire et indispensable, doit amener à l'amélioration de la vie humaine et non à sa destruction, comme c'est le cas actuellement pour notre planète. La recherche de la qualité est le but de tout engagement philosophique, scientifique et artistique.

Dans ce sens la Grande Loge de Savoie favorise l'échange dialectique entre ses membres, le travail de réflexion, la pratique des arts et honore au plus haut niveau le travail manuel, lorsqu'il est régi par la qualité et la maîtrise de l'art. Aucun privilège n'est attaché à une connaissance par rapport à une autre ; les membres de la Grande Loge de Savoie se considèrent tous comme des bâtisseurs nécessaires à l'oeuvre commune.

Art. 4. Sur la base de l'oeuvre littéraire de célèbres auteurs initiatiques et l'étude des Grandes Traditions, la G L de S élabore une méthode rationnelle de recherche et d'analyse, afin de se confronter aux grands thèmes liés à l'évolution de l'humanité.

La première idée qui vient à l'esprit est : comment peut-on concilier le mot « tradition» avec « progrès » ?

La Tradition, pour les Francs-maçons, n'est pas un ensemble de coutumes vieillissants, qu'ils ne veulent pas changer ; mais des principes universels et à-temporels concernant la nature humaine. Principes qui ont été et sont, l'objectif de la philosophie, de la psychologie et de l'éthique de tous les temps. L'étude et la pratique de leurs règles permettent de construire l'homme, finalité ultime du travail maçonnique.

Cette tradition a été transmise, depuis la nuit des temps, par des hommes de réflexion (philosophes, prophètes, artistes, scientifiques) mais aussi par des hommes de terrain : corporations de constructeurs, législateurs, militaires, révolutionnaires (parmi ces derniers nous rappellerons La Fayette et Garibaldi). Elle peut être résumée en une douzaine de principes ou idées, telles : liberté, égalité, fraternité, foi, espérance, charité, amour, honneur, argent, bien, beau, vrai . Ces idées philosophiques, qui peuvent aussi devenir des règles éthiques, jalonnent l'évolution morale, intellectuelle et spirituelle de l'individu. Leur étude, comme leur pratique, ne peut pas se faire en méconnaissant nos prédécesseurs et leurs ouvrages.

Art. 5. La G L de S conduit, par les études qu'elle mène et la morale qu'elle pratique, à la réalisation d'un environnement physique, intellectuel, spirituel et d'une qualité de vie traduisant les principes du Bien, du Vrai et du Beau.

Chaque membre de la Grande Loge de Savoie essaie de transposer dans la vie quotidienne et dans son travail l'enseignement reçu en Loge. Le principe de Vérité et Conscience doit régler les agissements des hommes, la qualité doit être toujours poursuivie dans les oeuvres individuelles et la Beauté couronnera ainsi les résultats. Sur un plan plus pragmatique chacun de nous collabore, de son point de vue et dans son domaine, à la construction d'un environnement plus sain et plus équilibré. La Grande Loge de Savoie compte, parmi ses membres, des architectes géobiologues employant les règles géométrique de l'harmonie dans leurs constructions ; des musiciens très attachés aux recherches entre musique et être humain ; des journalistes toujours soucieux de révéler la vérité et de faire connaître la réalité effective ; des ouvriers encore attachés à la perfection de l'oeuvre plutôt qu'aux heures de travail ; des jeunes à la recherche de valeurs différentes des fasts foods ou des dernières baskets !

Art. 6. Dans la recherche perpétuelle de la Vérité par la Connaissance, la G L de S affirme son indépendance par rapport aux autres Puissances Initiatiques.

Cependant, dans le cadre des études précitées, la G L de S ne saurait exercer ou favoriser l'exercice d'un pouvoir quelconque, visant à l'asservissement moral, intellectuel, psychique ou physique de l'une de ses composantes.

La recherche de la Vérité par la Connaissance doit se faire dans l'indépendance matérielle et intellectuelle, elle ne conçoit aucune soumission, ni aucun dogme. Pour cela la Grande Loge de Savoie a toujours affirmé sa souveraineté et son indépendance eu égards des autres Obédiences Maçonniques et des organisations administratives, moins soucieuses de l'évolution spirituelle des hommes que de sa propre croissance en membres, en capital et en pouvoir d'influence.

Pour cela aucune forme de pouvoir n'est exercée sur ses membres afin de les asservir intellectuellement et psychiquement, en manipulant l'objet et les méthodes de leurs études et recherches ; en imposant des auteurs particuliers ou des textes, dont la compréhension totale et approfondie ne pourrait pas se faire de manière aisée et sans l'aide indispensable d'un supérieur hiérarchique de l'Obédience. Tout doit pouvoir être décrypté et compris par la seule volonté individuelle d'y arriver. Tout gourou est proscrit, tout texte unique aussi. La confrontation est indispensable, la contradiction nécessaire, le dépassement des maîtres souhaitable.

Art. 7. Les instances de la G L de S se composent des Organes de la Fédération et de la Délégation Fédérale.

La Grande Loge de Savoie est dirigée par un Grand Collège composé des représentants de chaque Loge, ayant les fonctions d'un Conseil d'Administration et orientant la politique intérieure et extérieure de l'ensemble de la Fédération. Il est présidé par un Grand Maître, qui est en fonction trois ans non renouvelables. Le Grand Collège est assisté par une Délégation Fédérale, composée par deux délégués de chaque Loge et assurant ainsi la liaison continue entre l'instance dirigeante et la base.

Deux autres organes complètent les instances :

•  Le Suprême Conseil

•  Le Souverain Sanctuaire

Le premier, dirigé par un Grand Commandeur, veille au respect des principes philosophiques de l'Obédience et à leur évolution. Il n'a aucun pouvoir d'interférence administrative sur l'Obédience, mais il peut conseiller et faire de sujétions de recherches philosophiques par l'élaboration de thèmes d'étude, qui sont remis au Grand Maître.

Le second est un conseil de sages responsables des Rituels et des Rites, dont ils sont les dépositaires et les gardiens. Ils n'ont pas de fonctions administratives, mais initiatiques.

Art. 8. Dans le travail d'amélioration spirituelle et de la qualité de vie, ainsi que de perfectionnement intellectuel et social de l'homme, la G L de S se donne comme finalité de permettre à l'individu de s'épanouir au maximum de ses possibilités, par la méthode initiatique.

Lorsque la Grande Loge de Savoie proclame l'amélioration spirituelle et de la qualité de vie, ainsi que le perfectionnement intellectuel et social de l'homme, elle ne se réfère pas à un quelconque programme politique ou social. Nous sommes convaincus que la société humaine, étant composée d'hommes et de femmes avec leurs individualités, leurs désirs, leurs chagrins, leurs plaisirs, ne peut s'améliorer qu'en améliorant les capacités de réalisation de chacun.

Il s'agit donc, de permettre l'épanouissement des différentes personnalités jusqu'au maximum de leurs potentialités. Pour cela, la Grande Loge de Savoie, cohérente avec la plus ancienne tradition initiatique, met en place une série d'études, d'action, de fonctions, permettant à chaque membre d'acquérir une formation de base et de retrouver ensuite des domaines de préférence, dans lesquelles se manifester au plein de ses potentialités. La recherche et l'obtention de cet équilibre intérieur est pour nous indispensable à l'amélioration individuelle, dont la société entière pourra en cueillir les fruits.

Art. 9. Dans un monde écartelé entre une mondialisation économique et politique croissante et une inflation du sectarisme, la G L de S désire rétablir la place du philosophe dans la “cité ainsi que sa mission morale et sociale.

Dans ce but, la G L de S s'inspirant des grands principes philosophiques de l‘histoire, dégage trois idées de référence :

a. La priorité à la discussion, plutôt qu'à l'exposé suivi.

b. Rationalité dans toute recherche et agissement.

c. Connaissance de soi-même pour connaître la réalité et pouvoir transmettre une pensée .

Nous voici parvenus à la philosophie de la Grande Loge de Savoie. La discussion et le libre débat constituent les axes prioritaires de toute étude philosophique moderne et ancienne. Trop souvent les regroupements d'hommes, quelque soit leur but, cristallisent les recherches derrière des théories figées et transmises sous la forme « d'exposés suivis » ; au contraire, nous préconisons le débat continu et ouvert sur des thèmes de vie ou de société, moins liés à l'affirmation d'un principe qui cherche à être consensuel, que visant à créer des « leviers » de réflexion personnelle et collectives.

Nous essayons aussi de donner beaucoup d'importance à l'usage de la Raison, non pour construire un cynisme rationaliste, mais pour éviter que la rêverie et l'illusion dominent l'explication des phénomènes humains. La rêverie et l'illusion sont les portes ouvertes sur les sectes et leurs procédures, que nous combattons avec force et vigueur.

Enfin, connaître soi-même est un aspect incontournable de l'évolution humaine, surtout si l'on veut expliquer la réalité et enseigner aux autres. La transmission d'une pensée passe par son intégration complète et sa manifestation dans la vie réelle, celle de tous les jours, de la part de ceux qui s'arrogent le droit de transmettre. Nous disons à nos nouveaux membres qu'un maçon se juge au pied du mur ; c'est-à-dire que lorsqu'on rencontre un homme qui prétend détenir la vérité et vouloir l'enseigner aux autres, il faut regarder sa vie de tous les jours, ses problèmes familiaux, ses rapports avec ses enfants, sa capacité à se retenir devant les excès, sa capacité d'écoute...cette observation permettra de juger ses théories et son enseignement.

Art. 10. La G L de S ne voulant pas réduire son activité à une simple spéculation philosophique dans les Loges, invite ses adhérents à s'impliquer dans des actions philanthropiques au service du bien-être des citoyens, et pour la construction d'une meilleure qualité de vie.

Cet engagement peut se concrétiser par l'exemple, l'enseignement et des réalisations matérielles.

En cohérence avec ses principes philosophiques, exposés ci-dessus, la Grande Loge de Savoie invite ses adhérents à s'engager dans l'activité philanthropique et culturelle. Voici les actions faites jusqu'à ce jour :

•  Rédaction d'un bulletin semestriel, sur des thèmes monographiques d'actualité.

•  Aide aux populations victimes des inondations dans le midi de la France.

•  Aide financier aux femmes algériennes lors du dernier séisme. Les fonds recueillis ont été donnés à l'association Rachda de défense des droits de la femme.

•  Aide financier aux marocains victimes du dernier séisme.

•  Aide financier à la recherche sur le cancer.

•  Aide financier aux associations luttant pour la défense et la protection de l'enfance maltraitée.

•  Participation financière à la visite du camp d'Auschwitz, par des jeunes d'Haute Savoie.

•  Production de concerts pour développer la connaissance de la culture musicale

Art. 11. La G L de S reconnaît toutes les Puissances Maçonniques, ainsi que toutes les Loges Indépendantes et Souveraines qui reconnaissent la Déclaration de Principe ci-jointe.

Chaque membre de celles-ci est reçu, en tenue, en grade et qualité et lui sont réservés les honneurs dus à sa dignité.

La G L de S demande la réciprocité aux Puissances et Loges amies.

La Grande Loge de Savoie est très attachée aux valeurs d'Universalité de l'Initiation, par conséquent elle refuse et combat toutes formes de sectarisme et de domination des structures initiatiques, en ouvrant ses portes à tous et toutes, sans distinction d'étiquette. La seule sélection se fait sur la base des valeurs essentielles d'égalité, de fraternité et de liberté, et, bien évidemment, sur le respect réciproque pour les idées et les personnes.

Sont exclus ceux et celles qui professent des idéologies sectaires et contraires à la charte des droits de l'homme ; ceux qui considèrent l'appartenance à une race ou à une ethnie comme une condition de discrimination économique, sociale ou culturelle ; les extrémistes politiques et ceux qui visent à la déstabilisation des Etats.

Art. 12. Le travail initiatique se compose d'un travail rituel (Tenue), d'un travail d'instruction et d'un travail commun aux Loges de la G L de S .